Mois de la biodiversité : du Vivant au verger et dans les prés
Ca bruisse au Verger, ça bêêêle à Saint-Urchaud : dans le cadre des animations du Mois de la biodiversité et du développement durable 2026, soutenues par Lorient Agglomération, Optim’ism organise deux temps forts le samedi 23 mai. Le public pourra, à travers différentes animations de sensibilisation, découvrir et échanger des connaissances sur la biodiversité locale.
La matinée au Verger Pom d’Amis
Lieu dit Stang er Gat, Hennebont
Le matin du samedi 23 mai, rendez-vous au Verger citoyen Pom d’Amis et ses pommiers sur trois hectares gérés par l’association Optim’ism. Le site est entretenu selon des principes agroécologiques, du jus de pomme bio et local y est produit depuis trois ans, le tout grâce à des bénévoles d’Hennebont et des communes alentours. Ils s’y retrouvent tous les samedis matins pour différentes actions d’entretien du site.
Lionel, animateur agroécologie du Verger, organisera une balade commentée (et instructive) du site ; l’association Eau & Rivières de Bretagne proposera d’observer les habitants de la mare et la manière dont le petit plan d’eau est entretenu ; avec l’association Arborepom, enfin, vous plongerez dans l’univers des variétés anciennes de pommiers et des soins à apporter aux arbres fruitiers. Avis aux jardiniers ! L’animation Arborepom est accessible sur inscription par mail (lise.cruder@optim-ism.fr) ou téléphone (07 62 02 01 73) !
Le midi sera proposé un pique-nique bio et local. Les participant.e.s qui le souhaitent pourront profiter de ce dernier instant au Verger pour échanger, se rencontrer entre connaisseurs, amateurs et curieux de la biodiversité locale.
Cette matinée riche en partages permettra à chacun.e de repartir avec le plein de connaissances qui pourront être mises en pratique dans la gestion d’arbres fruitiers, l’observation de mares ou encore le repérage et la reconnaissance de traces animales près de chez soi.
L’après-midi à la ferme de Saint-Urchaut
Lieu-dit Ferme de Saint-Urchaut (prendre la direction du camping Ty Nénez, puis suivre les panneaux « Jardin de Saint-Urchaut) à partir de l’entrée du camping – Attention : ne pas prendre la direction du Manoir de Saint-Urchaud)
L’après-midi, à partir de 13 h 30 et jusqu’à à 18 h, place aux moutons à la ferme de Saint-Urchaut à Pont Scorff ! Des bergères d’alpage et d’éco-pâturage vous feront découvrir leur métier et les soins apportés aux animaux. Vous découvrirez l’activité d’éco-pâturage d’Optim’ism avec son troupeau de 190 moutons et chèvres disséminés sur le territoire du Pays de Lorient pour un entretien écologique des espaces verts ou du patrimoine naturel. Vous aurez aussi le plaisir de voir gambader les 29 petits agneaux nés cette année.
Au programme : des Hautes Alpes à la Bretagne, du métier de bergère d’alpage à bergère en éco-pâturage, Noémie Evin et Maëva Cru vous racontent leur histoire ; Pour que vous puissiez vous immerger dans leur univers, un documentaire vidéo sur leur vie de bergère en montagne sera projeté et une exposition photo sera montée sur le site. les visiteurs découvriront aussi le mouton d’Ouessant.
Des ateliers seront proposés sur le thème de « La laine dans tous ses états » : création d’un petit mouton laineux, pour les petits, initiation au travail de la laine pour les plus grands.
Sur place, vente de fromage de brebis bio, petite restauration et buvette. De quoi passer une magnifique journée au grand air sur le site de la ferme traversé par des chemins de randonnées.
Maëva Cru, la bergère d’Optim’ism
Après une première estive d’été en montagne comme bergère, Maëva Cru a intégré Optim’ism le 12 novembre 2024. « Je suis comme tombée amoureuse des moutons là-haut dans les Hautes-Alpes, explique-t-elle. Mais le rythme saisonnier qu’impose la vie de bergère ne me correspondait pas à 100% ». En rentrant, elle découvre l’annonce d’Optim’ism qui cherche alors un ou une encadrant.e technique en éco-pâturage. « Je me suis dit que c’était une chance de pouvoir travailler en Bretagne avec les moutons, mais aussi d’intégrer la dimension sociale du travail en équipe avec des personnes en insertion ».
Une vie là-haut
Vous voulez en savoir plus sur Maëva et sur sa vie dans les alpages ? C’est elle qui organise l’exposition de Saint-Urchaut avec Noé une de ses amies, bergère depuis 4 ans dans le Sud de La France avant de poser ses valises à Mellan, toutes deux motivées « par le souhait de transmettre cette culture pastorale, ici en Bretagne, là où nous avons grandi toutes les deux ». « C’est une exposition de photos majoritairement, avec un projet audiovisuel ».
Le contexte
Il y a trois ans, Maëva est allée rendre visite à Jules et Noé sur leur montagne et aux 1600 bêtes qu’ils gardaient tous les deux pendant l’été. Un premier contact avec les brebis. « Nous voilà perchés à plus de 2000 mètres d’altitude, entre amis, se souvient-elle. J’observais comment Jules et Noé travaillaient avec elles : réveil au crépuscule, sortie des brebis du parc pour les faire pâturer dans la montagne toute la journée jusqu’à la tombée de la nuit, toujours fidèlement accompagnés de leurs chiens, Ezel, Tanka et Wakan. Ce week-end-là, je me suis tout simplement sentie vivante et j’ai vibré. Tout ce monde-là commençait à me questionner. Comment fait-on pour devenir bergère ? Ainsi, de maraîchère depuis 3 ans dans une petite ferme bio du Finistère, j’ai eu envie de tenter l’expérience à la montagne ».
Deux expériences en une
Une expérience qui se scinde finalement en deux. « La première partie d’estive, je l’ai passée dans les Alpes-Maritimes avec un vieux bougre de 65 ans. C’était à la fois enrichissant, à la fois déroutant de se retrouver en tant que femme sans expérience face à une caricature du vieux berger et ses idées bien arrêtées. Cinq semaines qui, malheureusement ou pas, finissent mal. J’ai décidé de partir pour deuxième partie d’estive dans la vallée du Dévoluy, une vallée majoritairement composée de bergères, bergères guerrières même ! J’y ai fait belles rencontres, tant avec elles qu’avec les éleveurs, et découvert une autre atmosphère, cette fois-ci dans la bienveillance, qui me permettra d’apprendre énormément ».
L’oeil des deux bergères
Maëva a pris des photos. Noé aussi régulièrement au cours de ses quatre années passées auprès des troupeaux. « J’ai envie de raconter que cette passion est née de la laine, de la matière, de présenter des outils comme la cardeuse, le métier à tisser et de rendre hommage à toutes les bergères que je rencontre depuis des années sur ma route, pour rendre compte d’un métier qui se féminise. Pour rendre compte que la vallée dans laquelle je suis bergère est majoritairement composées de bergères inspirantes et déterminées ! Symboliquement, c’est important pour moi de revenir raconter ma vie en montagne ».






