La consommation de Bio en hausse mais l’Agence Bio en danger

Savez-vous qu’Optim’ism est une actrice de la Bio sur le territoire ? Nos investissements matériels et humains nous ont permis d’augmenter la quantité de légumes bio produite et vendue : elle représente 5 % de la totalité de ce qui est produit et consommé sur le Pays de Lorient ! La Bio a le vent en poupe. La consommation de produits bio augmente. Mais la Bio est peu soutenue par les pouvoirs publics.
L’agence Bio, agence publique dédiée à la promotion de l’agriculture biologique, le confirme dans un communiqué de presse : la consommation de produits bio est à la hausse mais les moyens qui lui sont alloués sont en train de fondre.
  • Son budget a été amputé de 15 millions d’euros, ce qui représente 64 % de ses recettes de fonctionnement.
  • Sa directrice a reçu une lettre d’entretien préalable au licenciement alors même qu’une motion soutenant son maintien à la tête de l’Agence Bio a été adoptée à l’unanimité.
  • Le Fonds avenir bio (Fab), piloté par l’agence a été divisé par deux en 2026 passant de 18 à 8,7 millions d’euros, comme le rappelle le magazine Reporter.

Faute de moyens, l’Agence Bio n’a pu assurer une présence effective au Salon de l’Agriculture, contribuant ainsi à l’invisibilisation de la bio.

Le savez-vous ?

Le fonds avenir bio a co-financé le nouveau hangar de notre ferme apprenante » de Kerguer à Lanester, destiné au stockage de nos légumes dans de bonnes conditions et à abriter les activités de nos maraîchers.

L’association de mobilisation citoyenne « Agir pour l’environnement » a lancé une pétition de soutien en ligne :

« Les attaques répétées de la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, contre la bio s’inscrivent dans la continuité de ses récentes déclarations, dans lesquelles elle affirme que « la relance de l’agriculture française passe par une remise en cause du modèle familial traditionnel afin d’atteindre la « taille critique » synonyme d’exploitations « rentables et transmissibles » ». Dit autrement, les fermes-usines ont de l’avenir en France ! » regrette l’association.

Plus de 60 000 fermes bio (200 000 emplois) contribuent pourtant chaque jour à faire vivre une alimentation de qualité, locale et de saison tout en préservant une ruralité vivante reposant sur des paysans engagés.

Plus que jamais, nous avons besoin d’une agriculture bio !