Coup d’œil à la ferme. Ils découvrent l’agriculture ou peaufinent leur projet à la Croizetière
Bienvenue à Lou-Ann, Elodie, Pierre-Emmanuel, Gildas, Johan, Marie et Fatauhallah, arrivés à La Croizetière entre juillet et août 2026. Bon vent à Mathias qui se lance comme artisan affûteur avec un créneau de présence à la ferme un mardi matin sur deux.
La nouvelle équipe s’affaire au désherbage entre les rangées de betteraves, au ramassage de haricots verts ou de basilic pour le marché du lendemain. En cette fin de mois d’août, la terre est sèche. L’été, avec ses cinq canicules, a été torride. Les horaires ont dû, un temps, être aménagées entre 6h du matin et 12h30 ou de 7h30 à 14h pour éviter de devoir travailler dans des serres parfois à plus de 50°C. Les températures estivales excessives – heureusement – sont retombées.
Elodie a 38 ans et, dans ses bagages, une vieille expérience en agriculture acquise il y a 20 ans. A la fac, elle a fait “Socio” et “Langues étrangères appliquées”, puis a vécu de petits boulots d’accueil. Depuis le 4 août, elle retrouve les champs avec plaisir. Près d’elle, Lou-Ann, 19 ans, arrivée le 6 juillet, un diplôme d’équipier polyvalent du commerce en poche.
Toutes les deux arrachent sans ménagement les mauvaises herbes qui tentent d’envahir les plants de betterave. C’était sans compter sur les mains appliquées des ouvrières maraîchères pour assurer à Optim’ism une récolte totalement bio. Du zéro phyto, sans produits chimiques.
Plus loin, d’autres, arrivés le 4 ou le 10 août, binent les sillons : Gildas, 49 ans, ancien plaquiste, Johan, 42 ans, ancien maçon, et Pierre-Emmanuel, 31 ans, qui a été serveur ou cuisinier dans l’hôtellerie et la restauration. Leur projet est encore très flou. “Le maraîchage, pour l’instant, ça nous plaît. On est dehors, pas enfermé dans un bureau”, concèdent-ils. “On verra après, cet hiver, avec un pull et un bon Damart sous la veste”, plaisante Pierre-Emmanuel.
Plus loin, à la préparation des paniers, Fatauhallah, 21 ans, est un habitué du lieu. Il est arrivé le 10 août, après avoir passé un an sur le chantier d’insertion d’Optim’ism en 2024. Entre temps, il a acquis une expérience dans le bâtiment et deux expériences concluantes dans la restauration, à L’Embarcadère et au Karantez (ex-Victor Hugo) à Lorient, dans le cadre de stages ou de Cdd. Il est ici pour six mois afin de consolider son projet.
Jonathan, lui, inspecte les plants de céleri avant de donner un coup de main à la confection des paniers. Il est passé par les rangs des chantiers d’insertion d’Optim’ism, s’est formé au maraîchage dans un lycée agricole et travaille aujourd’hui dans différentes fermes – c’est son choix – pour affirmer ses compétences par des expériences variées. Il a signé un contrat saisonnier de quatre mois à La Croizetière de début juin à fin septembre.
Le maraîchage, c’est aussi le projet de Marie, 55 ans, arrivée en juillet. Elle connaît déjà le métier, elle qui a vécu plusieurs vies professionnelles différentes, en boulangerie et dans la vente de légumes sur les marchés. Quant elle se met à tenir les rênes du marché à Riantec, avec Pierre-Emmanuel, sa belle fibre relationnelle se met à rayonner.
A la ferme, vous retrouverez aussi toutes les deux semaines, le matin, sur notre marché du mardi, un de nos anciens salariés en maraîchage, Mathias, devenu artisan affûteur. Grâce à son savoir-faire, vos couteaux seront prêts à la découpe des courges et choux de l’automne, mais pas que ! Mathias affûte aussi les outils. Nos sécateurs et épinettes ont d’ailleurs retrouvé une nouvelle jeunesse ! Prochains rendez-vous : les mardis 15 et 29 septembre. Vous pouvez aussi le retrouver dans son atelier à Locmiquélic sur rendez-vous au 06 14 81 95 79 ou cacoupe56@gmail.com


