Emploi formation Maraîchage en coopération : il reste une place

Le programme FPTE, c’est…

  • 1 contrat de travail à 26h/semaine rémunéré au Smic horaire avec des périodes de mise en situation professionnelle et des visites de fermes du territoire.
  • 1 formation de 6 mois “Maraîchage en coopération” en alternance dans les fermes partenaires d’Optim’ism.
  • 1 accompagnement social et professionnel.

Optim’ism a lancé une nouvelle forme d’accompagnement : un programme Emploi Formation qui permet de se former tout en travaillant, que l’on se dirige vers un emploi salarié dans le maraîchage ou que l’on souhaite, à terme, devenir indépendant. La formation maraîchage en coopération débute le 13 avril. Il reste une place. Condition pour intégrer cette première promotion : être éligible au contrat d’insertion.

Cette formation innovante en alternance sera réalisée sur plusieurs fermes d’Optim’ism : Saint-Urchaut à Pont-Scorff, La Croizetière à Riantec et Kerhet à Caudan pour la pratique ; Kerguer à Lanester pour la théorie.

Ce programme met l’accent sur la pratique et un nouveau modèle économique d’exploitation en coopération. C’est une offre complémentaire aux formations classiques en agriculture.

Elle permet une montée en compétence des salarié.e.s pour le métier d’ouvrier.ère maraîcher.ère, chef.fe de culture ou exploitant.e agricole et de répondre aux souhaits des apprenant.e.s : il.elle.s peuvent devenir salarié.e.s d’une exploitation agricole ou s’installer en tant qu’indépendant.e.s seul.e.s ou en collectif.

La première promotion a commencé le parcours mi-novembre.

Pour postuler :

Le poste est accessible sous conditions.

1 – Le ou la candidate doit d’abord vérifier son éligibilité à l’insertion par l’activité économique auprès de son ou sa conseiller.e France Travail, Mission Locale ou du département.

2 – Il ou elle doit ensuite télécharger le dossier de candidature ici

3 – Il ou elle doit le remplir et l’adresser à : anne-laure.jard@optim-ism.fr

Contact au 07 67 64 17 73

Quel est le profil de la première promotion ?

21 personnes ont postulé à cette formule novatrice d’emploi-formation autour du maraîchage en coopération, six ont été sélectionnées, une a abandonné. Quel est le profil de Sylvain, Artllyr, Mélinda, Karine et Catherine, les heureux.se.s élu.e.s de ce premier flux d’apprenant.e.s ? Ils et elles ont un point commun : tout.e.s aiment la nature et veulent travailler en extérieur.

Sylvain a eu plusieurs vies avec de riches expériences professionnelles dans les secteurs du paramédical, du médico-social et de l’éducatif. Il a aussi travaillé à l’usine et occupé différentes emplois plus manuels. « Suite à une période de transition, j’ai fait un bilan et j’ai choisi de me réorienter dans le milieu du végétal. Après plusieurs stages dans la filière des plantes à parfum, aromatiques et médicinales et la production de thé, je me suis orienté vers le maraîchage biologique », explique-t-il.

Ce choix, il l’a fait mûrir dans le cadre d’un contrat en insertion comme ouvrier maraîcher à Saint-Urchaut entre octobre 2023 et juin 2024. Puis il saute le premier pas d’une qualification professionnelle en intégrant une formation au Lycée Talhouët à Hennebont. Il prépare en un an seulement un BTS agricole « Métiers du végétal, alimentation, ornement et environnement », ce qui, selon lui, «était un peu prétentieux». La formation ne correspond pas à ce qu’il recherche, il préfère l’approche d’Optim’ism.

Lorsque sa candidature est retenue pour la première promotion du programme «Fais pousser ton emploi», il respire. « A Hennebont, la formation était trop académique pour moi. C’était enrichissant à titre personnel, mais pas assez pour me sentir bien dans le métier. Ici, je pourrai acquérir d’autres apports théoriques et pratiques, de manière détournée, découvrir le fonctionnement en coopération et croiser différentes visions, avec des personnes qui ont 30 ans de métiers ».

Artllyr un prénom d’origine galloise »), lui, après cinq ans d’histoire à Rennes, a entamé des études d’infirmier à Brest, qu’il n’a pas terminées. Il vit à Groix où il a fait plusieurs petits boulots, notamment « en bar-librairie ou dans le maraîchage », un secteur dans lequel il se voit évoluer à long terme. Il cherche ici « de l’aide pour définir [son] projet ».

Près de lui, Mélinda. Il y a peu de temps encore, elle occupait un poste d’aide médico-psychologique. « Suite à un burn-out, [elle a] voulu [se] réorienter». En mai dernier, elle a été recrutée au Jardin de La Croizetière, à la ferme de Riantec pour six mois en contrat d’insertion. «J’avais le choix d’une prolongation de contrat ou d’intégrer cette formation. Jean-Henri, le chef de culture, m’a poussée à m’y inscrire. Il n’y pas trop de théorie, c’est une superbe opportunité ! On a abordé l’histoire des sols, les différentes façons de le travailler, on a visité des fermes avec de superbes échanges… C’est intéressant ». Mélinda est ravie. Elle qui aime transmettre voit son avenir professionnel dans un poste de maraîchère salariée, pourquoi pas en qualité d’encadrante.

A la fois monitrice d’équitation et maraîchère, fleuriste de formation, Karine est déjà proche de la nature. « J’ai une activité cheval et j’habite un éco-lieu où je voudrais développer de la production de fleurs coupées et de plantes aromatiques. Je vais voir si mon projet peut être viable et dans quelle mesure : en activité seule ou associée à d’autres activités. J’aimerais par exemple accueillir du monde dans des stages de médiation de Land Art avec des fleurs ».

Assistante commerciale, puis professeure d’Allemand, Catherine « change de métier dès [qu’elle s’ennuie] ». Elle ne voulait plus être enfermée. « J’ai vu l’annonce sur la formation de maraîchage en coopération par hasard et je me suis dit que c’était peut-être ça que je voulais faire ! ». Avant de s’inscrire à Optim’ism, elle a fait une immersion à Plouhinec chez un maraîcher en octobre, puis elle a postulé. « J’ai commencé par quinze jours à la ferme de Pont-Scorff, j’ai adoré ! ».