En avril, une foire aux plants pour fêter le potager à Pont-Scorff et à Riantec

Mettre les mains dans la terre, c’est bon pour la santé et le porte-monnaie !
Beaucoup de sondages le disent, l’accès à une nourriture saine est l’une des premières motivations des jardiniers amateurs. Une enquête de l’institut Kantar pour le Centre technique interprofessionnel des fruits et légumes y ajoute l’importance du partage avec les amis et la famille, surtout dans le cas des jardins partagés, et le contact avec la nature. Mais savez-vous que le jardinage est bon pour la santé ?
Mettre les mains dans la terre d’un jardin, faire des semis bios potagers ou planter des fleurs sur un balcon en utilisant du terreau, renforce notre système immunitaire.
Comment ?
En stimulant la diversité des bactéries présentes sur notre peau, il fait augmenter le taux de cytokine anti-inflammatoire dans le sang. Ces petites protéines sont les piliers de notre système immunitaire. Sans elles, nos cellules de défense resteraient muettes face aux virus et aux bactéries.
Des chercheurs finlandais de l’université d’Helsinki l’ont démontré : l’effet se fait sentir au bout d’un mois, même si on jardine en restant à l’intérieur parce qu’il pleut.
D’autres chercheurs, encore, mais de l’université du Colorado cette fois-ci, ont demandé à un groupe de 150 adultes quadragénaires qui ne jardinaient pas de se rendre deux à trois fois par semaine dans un potager partagé de leur quartier pour y apprendre les bases du jardinage.
Résultat, au bout d’un an, le groupe de jardiniers a augmenté son activité physique de près d’une heure par semaine, consommant davantage de légumes et 7% de fibres supplémentaires par jour. Autant de facteurs qui réduisent la vulnérabilité aux risques de diabète et de cancer.
Ces jardiniers avaient, en outre, des marqueurs du stress et de l’anxiété réduits par rapport à un groupe témoin identique de 150 adultes qui ne pratiquaient pas le jardinage.
Chez les enfants
On peut citer les travaux de l’université de Washington qui montrent que des enfants, qui ont appris à cultiver et récolter des légumes dans un potager à l’école primaire, mangent davantage de fruits et légumes frais 10 à 15 ans plus tard et qu’ils sont plus confiants dans leurs choix alimentaires à l’âge adulte.
À tout âge, jardiner permet d’avoir une meilleure image de son corps, indiquent encore les travaux de chercheurs londoniens et c’est aussi du sport : deux heures et demie à bêcher, désherber, planter ou couper des branches permet de perdre autant de calories qu’en une heure de jogging à 10 km/h !
Une bactérie qui déclenche l’hormone du bonheur
Le sol contient une bactérie appelée Mycobacterium vaccae. Elle est naturellement présente dans les terres riches en humus, les composts mûrs, les sols de forêt et la terre de potager non traitée.
Quand elle entre en contact avec la peau — par les microcoupures des doigts, sous les ongles, ou par inhalation de poussière de terre — elle déclenche une cascade mesurable dans le cerveau en stimulant la production de sérotonine et de noradrénaline.
Elle fonctionne comme un antidépresseur naturel en active la libération de deux neurotransmetteurs :
- La sérotonine, synthétisée dans l’intestin, régule l’humeur mais aussi le sommeil, la mémoire, la libido et améliore nos fonctions cognitives ;
- La dopamine, synthétisée dans le cerveau, a un effet sur les émotions, notamment celles qui se rapportent au plaisir,
Voici pourquoi le jardinage apaise et fait du bien à tous les étages, allant même jusqu’à modifier de manière bénéfique votre flore intestinale, en quelques semaines, selon une expérience menée en Finlande.
Sans oublier les économies que le « cultivé-maison » génère au quotidien : selon une étude – la dernière, c’est promis ! – menée à l’initiative de la section Potagers et fruitiers de la Société nationale d’horticulture de France, en partenariat avec l’association Jardinot, la Fédération nationale des jardins familiaux et collectifs, SBM Solabiol et le Groupement national interprofessionnel des semences et plants, chaque 1 euro investi rapporterait en moyenne 15 € !
Alors, prêts à investir votre temps en « potageant » pour plus d’autonomie alimentaire avec des produits sains et naturels qui, en plus, vous font du bien ?
Sources : Radio France, Les Mains dans la Terre, Eco Tree

Le savez-vous ?
Optim’ism fait jardiner les quartiers
Notre équipe d’animation intervient depuis 2020 au sein des jardins partagés dans les quartiers prioritaires de Lanester, de Lorient et, depuis l’été 2022, dans le grand quartier prioritaire de la ville d’Hennebont, Keriou-Ker (Kerihouais, Kergohic et Kennedy). 2024 a vu les débuts d’un accompagnement à Quéven.
Les jardins partagés sont des jardins créés, cultivés et gérés collectivement par une communauté d’habitant.e.s. Ces espaces collectifs permettent de développer des savoirs et savoir-faire autour du jardinage et du monde du vivant. Ce sont également des lieux de convivialité et de rencontres, entre personnes d’âges et d’horizons différents, qui participent à l’apprentissage de la vie en collectivité.
L’équipe d’animation accompagne la création et la gestion de jardins partagés appréhendés comme des outils en faveur de l’autonomie alimentaire. Les programmes sont co-construits avec les habitant.e.s pour qu’ils correspondent au mieux à leurs attentes. Au-delà de l’entretien et de la plantation de parcelles collectives et pédagogiques, nous proposons différents thèmes de sensibilisation : autoproduction, utilisation des produits du jardin en cosmétiques ou en cuisine.
Des interventions mensuelles
Même si chaque quartier ne dispose pas d’un jardin partagé, nos ateliers sont toujours axés sur l’autonomie alimentaire. Ils permettent d’aborder des sujets comme la saisonnalité des légumes, le fait maison, la lutte contre le gaspillage alimentaire ou encore l’utilisation de certains légumes très présents à certaines période de l’année, comme la pomme ou encore le chou en hiver, ainsi que les techniques de conservation des légumes (fermentation, pickles et mise en bocal).
En 2025, nous avons spécifiquement travaillé autour de la parentalité, avec des temps parents-enfants qui nous ont permis de mettre en avant des questions de nutrition dans un cadre d’ateliers pédagogiques et conviviaux, le but étant avant tout de passer un bon moment !
Nous intervenons dans les différents quartiers de manière mensuelle. Les plannings d’ateliers sont définis en partenariat avec les habitant.e.s et/ou jardinier.e.s, les services “Politique de la ville”, ainsi que les bailleurs sociaux «Morbihan habitat» et «Aiguillon» à Quéven selon les besoins. Nous travaillons également en étroit partenariat avec les maisons de quartiers et centres sociaux, ainsi que la Sauvegarde 56, L’Art s’emporte, les Compagnons bâtisseurs, les associations culturelles…
Ci-dessous, une intervention dans le quartier de Bois-du-Chateau à Lorient en mars 2026 (Photo Thierry Prat).



